Prague divague: Havlíčkovy sady

Ai-je un don pour écrire quand les situations ne sont pas censé s’y prêter? Certainement. En arrière fond, mon cours d’histoire littéraire du XIXème et XXème siècle répète les bases que j’ai entendu un milliard de fois, heureusement que les symbolistes me fascinent sinon je préfèrerais écrire un pamphlet contre Maeterlinck que ce billet.

Je ne sais pas qui a eu l’idée un jour d’utiliser l’expression « été indien ».

Pause. Je tape une phrase à peine et mon esprit se concentre désormais d’avantage sur l’origine de cette expression que sur Havlíčkovy sady, l’étonnante découverte dont je voulais partager les photos aujourd’hui. Wikipédia ne me laisse que partiellement satisfaite. Tant pis.

Havlíčkovy sady et été indien donc. Ce redoux m’a permis un dimanche de longues balades et la prise d’éclatants clichés ne nécessitant aucune retouche. Vignes rouges, ciel azur, bâtiments pastels, toits oranges, feuilles mortes dorées, absence de nuage, d’empressement, de contrainte, entre promenade de lapins et furets, vieillards sur le banc, enfant sur l’herbe.

Prague regorge de parcs, des minuscules coins d’herbes encerclés, intimes, fermés de la ville, aux vastes étendues ouvertes, spacieuses, éclatantes. J’aimerais que le printemps commence demain.

 

You Might Also Like

Laisser un commentaire